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SCARLAT Carmen

Analyse étymologique, sémantique et cognitive des désignations de la flore sauvage en roumain.

 

Directeur de thèse :     Jeanine Elisa MEDELICE

École doctorale : Sciences du langage

Spécialité : Sciences du langage

Structure de rattachement : STENDHAL

Établissement d'origine :

Financement(s) : autres financements

 

Date d'entrée en thèse : 01/10/2002

Date de soutenance : 13/12/2008

 

Composition du jury :
Mme Marie-José Dalbera/-/Stefanaggi, Professeur à l'Université de Corse
Mme Sanda Reinheimer-Rîpeanu, Professeur à l'Université de Bucarest
M. Philippe Selosse, Maître de conférences à l'Université Lyon 2
M. Francis Grossmann, Professeur à l'Université Stendhal Grenoble 3
Mme Jeanine-Élisa Médélice, Professeur à l'Université Stendhal Grenoble 3
M. Michel Contini, Professeur émérite à l'Université Stendhal Grenoble 3

 

Résumé : Dans notre thèse, nous essayons de comprendre et d'expliquer les mécanismes qui déterminent la création lexicale des noms des plantes sauvages dans les parlers du domaine daco-roumain. Dans le cadre d'une approche non seulement lexico-sémantique, mais aussi cognitive des rapports entre langage et pensée, nous nous interrogeons sur la spécificité de la nomenclature botanique dans ses liens aux conceptualisations qu'elle recouvre. Un autre volet de notre travail est la création d'une base de données informatisée afin de garder une trace de ce lexique qui a en grande partie une tradition orale. Nous avons pu ainsi cartographier les données recueillies et réaliser des cartes onomasiologiques et motivationnelles qui mettent en évidence la fréquence et la répartition des désignations et des motivations parmi les aires dialectales de la Roumanie. Les sources du corpus sont multiples : enquêtes personnelles, atlas nationaux et régionaux, monographies et glossaires, de même que de nombreux matériaux inédits des bibliothèques roumaines. À la lumière des analyses linguistiques formelles mais aussi d'une analyse prenant en compte la motivation sémantique et ethnologique, notre but a été de mettre en évidence, dans une orientation interdisciplinaire rendue nécessaire par la corrélation évidente entre la dialectologie, la botanique et l'anthropologie culturelle, que les noms des plantes, loin d'être des signes arbitraires, représentent des messages culturels, rendant compte du rôle de ces plantes dans la vie des hommes. Vus sous cet angle, les phytonymes sont des ethnotextes qui éclairent à la fois sur leur histoire culturelle et sur celle des hommes. Les résultats obtenus semblent nous indiquer que, dans la nomenclature botanique populaire analysée, les critères psychologiques, basés sur la perception des affinités présentes dans le monde végétal (morphologiques, écologiques, ou éthologiques), se mêlent aux critères utilitaires (fonctionnels, symboliques, influencés par des faits culturels spécifiques). La taxinomie ainsi révélée, comparée à celles qui ont été identifiées par les cognitivistes, dévoile certaines contraintes universelles, mais leur existence peut également avoir d'autres explications, comme les expériences trans-culturelles, qui ne sont pas toujours universelles, mais répandues.


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