Vous êtes ici : GIPSA-lab > Formation > Thèses soutenues
Chargement
QUESTE Hlne

Etude des mouvements saccadiques par analyse conjointe des signaux oculométriques et EEG enregistrés lors de l'exploration de scènes naturelles.

 

Co-encadrant :     Anne GUERIN-DUGUE     Nathalie GUYADER

École doctorale : Ingénierie pour la santé, la cognition et l''environnement (edisce)

Spécialité : Sciences Cognitives, psychologie et Neurocognition

Structure de rattachement : Grenoble-INP

Établissement d'origine : INPG

Financement(s) : Contrat doctoral ; contrat à durée déterminée ; contrat à durée déterminée

 

Date d'entrée en thèse : 01/10/2010

Date de soutenance : 27/02/2014

 

Composition du jury :
Mr Frédéric Alexandre, Professeur, Université Bordeaux 2, Rapporteur
Mr Arnaud Delorme, Professeur, Université Paul Sabatier, Toulouse, Rapporteur
Mr Vincent Courboulay, Maître de conférences, Université de la Rochelle, Examinateur
Mr Peter De Graef, Université de Leuven, Belgique, Examinateur
Mme Anne Guérin-Dugué, Professeur, Université Joseph Fourier, Directrice de thèse
Mme Nathalie Guyager, Maitre de conférences, Université Joseph Fourier, Co-directrice de thèse

 

Résumé : Dans la vie de tous les jours, lorsque nous regardons le monde qui nous entoure, nous bougeons constamment nos yeux. Notre regard se porte successivement sur différents endroits du champ visuel afin de capter l'information visuelle. Ainsi, nos yeux se stabilisent sur deux à trois régions différentes par seconde pendant des périodes appelées fixations. Entre deux fixations, nous réalisons des mouvements rapides des yeux pour déplacer notre regard vers une autre région ; on parle de saccades oculaires. Ces mouvements oculaires sont étroitement liés à l'attention. Quels sont les processus attentionnels mis en jeu lors de l'exploration de scènes ? Comment les facteurs liés à la scène ou à la consigne donnée pour l'exploration modifient-ils les paramètres des mouvements oculaires ? Comment ces modifications évoluent-elles au cours de l'exploration ? Dans cette thèse, nous proposons d'analyser conjointement les données oculométriques et électroencéphalographiques (EEG) pour mieux comprendre les processus attentionnels impliqués dans le traitement de l'information visuelle acquise pendant l'exploration de scènes. Nous étudions à la fois l'influence de facteurs de bas niveau, c'est-à-dire l'information visuelle contenue dans la scène et de haut niveau, c'est-à-dire la consigne donnée aux observateurs. Dans une première étude, nous avons considéré les facteurs de haut niveau à travers la modulation de la tâche à réaliser pour l'exploration des scènes. Nous avons choisi quatre tâches : l'exploration libre, la catégorisation, la recherche visuelle et l'organisation spatiale. Ces tâches ont été choisies car elles impliquent des traitements de l'information visuelle de nature différente et peuvent être classées en fonction de leur niveau de difficulté ou de demande attentionnelle. Dans une seconde étude, nous nous sommes focalisées plus particulièrement sur la recherche visuelle et l'influence de la contrainte temporelle. Enfin, dans une troisième étude, nous considérons les facteurs de bas niveau à travers l'influence d'un distracteur visuel perturbant l'exploration libre. Pour les deux premières études, nous avons enregistré conjointement les mouvements oculaires et les signaux EEG d'un grand nombre de sujets. L'analyse conjointe des signaux EEG et oculométriques permet de tirer profit des deux méthodes. L'oculométrie permet d'accéder aux mouvements oculaires et donc au déploiement de l'attention visuelle sur la scène. Elle permet de connaitre à quel moment et quels endroits de la scène sont regardés. L'EEG permet, avec une grande résolution temporelle, de mettre en avant des différences dans les processus attentionnels selon la condition expérimentale. Ainsi, nous avons montré des différences entre les tâches au niveau des potentiels évoqués par l'apparition de la scène et pour les fixations au cours de l'exploration. De plus, nous avons mis en évidence un lien fort entre le niveau global de l'activité EEG observée sur les régions frontales et les durées de fixation mais aussi des marqueurs de résolution de la tâche au niveau des potentiels évoqués liés à des fixations d'intérêt. L'analyse conjointe des données EEG et oculométriques permet donc de rendre compte des différences de traitement liées à différentes demandes attentionnelles.


GIPSA-lab, 11 rue des Mathématiques, Grenoble Campus BP46, F-38402 SAINT MARTIN D'HERES CEDEX - 33 (0)4 76 82 71 31